Les prémices de l’autorité parentale… ou pas.

Je me pose beaucoup de questions sur l’autorité parentale, surtout depuis que ma puce marche. J’ai l’impression de passer mes journées à lever la voix et que le « non » prend une place de plus en plus importante dans mon langage.

 

Alors STOP ! Comment inverser la tendance ? Quelle position adopter ? A partir de quel âge ma fille peut comprendre ? Comment être crédible alors que j’ai envie de la manger toute crue juste après l’avoir grondée ?

Une chose est sûre, je n’ai pas envie d’être une maman « négative », à passer mon temps à crier sur ma fille, à dire « non » tout le temps, à ne plus pouvoir discuter avec qui que ce soit sans ponctuer notre conversation de « ne touche pas », « ne fait pas ça », « arrête de suite », etc…

Alors depuis qu’elle marche, et surtout dès que j’ai sentie que je virais vers cette maman que je n’ai pas envie d’être (oui on réfléchit toujours, même maman, fatiguée, avec des cernes). Je suis consciente d’une chose : je ne serais jamais une mère parfaite et tant mieux. Par contre, j’admire les gens humbles qui savent qu’ils ne savent pas… Vous voyez ce que je veux dire ? Alors j’essaie de faire de même, me remettre en question, chercher des infos et faire au mieux. Je n’ai pas encore commencé de livre sur l’éducation (je suis bloquée sur mon livre sur l’allaitement je ne peux pas tout faire !!) mais j’y compte bien car cela m’intéresse de mieux comprendre l’apprentissage des enfants. Pour le moment donc, j’ai trouvé quelques articles intéressants sur internet et je fais au feeling…

Alors voici quelques questions que je me suis posées avec mes réponses totalement subjectives qui, j’espère, évoluront avec le temps :

 

Est-ce qu’un bébé de 1 an comprend le non ? L’interdiction ? Le danger ?

Ma fille réagissait quand je haussais la voix et que je lui disais « non ». La preuve, elle se retourne, me regarde, et me sourit mais… continue. En revanche, je ne pense pas que cette attitude soit synonyme de désobéissance. Elle comprennait que je lui parlais, mais pas l’interdiction en elle-même. Aujourd’hui, à 15 mois, elle semble avoir passé un nouveau cap, car quand je lui dit « non », elle s’arrête la plupart du temps. Donc les fois où elle reprend, je sais qu’elle fait sa coquine 😉

Le danger ? Là c’est clair que même à 15 mois, elle n’a aucune conscience du danger… Elle se dirige dès qu’elle peut vers les escaliers, veut descendre dans la piscine. Il n’y a pas d’autres moyens que de faire très très attention. A quel âge les enfants prennent-ils conscience du danger ? Je n’en ai aucune idée.

 

A quel moment dire non ? Et quelle amplitude d’action laisser à son bébé ?

Là encore c’est mon opinion personnelle. La preuve, Papa chat n’est pas encore d’accord avec moi (mais j’y travaille 😉 ). C’est simple au début je disais « non » à tout. Et quand je m’en suis rendu compte, j’ai essayé de trouver une règle rationnelle. J’ai donc choisi :

  • d’interdire fermement tout ce qui était dangereux: toucher la gazinière, monter les escalier seule..
  • d’être plus laxiste sur les bêtises « non dangereuse »: dérouler le rouleau de papier toilette, déranger la bibliothèque…

Dans tous les cas, j’ai « sécurisé » un maximum ma maison pour éliminer les dangers. En effet, à un an, il était IMPOSSIBLE de lui interdire quoi que ce soit et qu’elle m’écoute. Pour ne pas passer ma journée à courir en criant derrière un bébé (chouette image!), j’ai opté pour les protèges placards et prises, fermer les portes, cacher les fils éléctriques… Seul problème : quand on va chez les gens qui n’ont pas d’enfants de cet âge mais bon c’est une autre histoire…

Le Papa, quant à lui, a choisis de lui interdire de jouer avec tout ce qui ne fait pas partie de la catégorie « jouets ». Autant dire qu’il passe son temps à dire « non » pour le coup, heureusement qu’il n’est pas là toute la journée, car ce n’est tout simplement pas gérable…

 

Comment agir ? Dois-je gronder ? Est-ce que ça sert ? Est-ce qu’elle comprend ?

Entre 11 mois et 15 mois, j’ai essayé d’opter pour la « feinte ». Je vous rassure, j’ai quand même souvent craquer en haussant la voix avec le fameux « Non » hein. Alors qu’est-ce que la feinte ? Je commence par lui expliquer gentiment et calmement, en la regardant dans les yeux, que ce qu’elle fait est dangereux, que je l’aime et que je ne veux pas qu’il lui arrive quelque chose de mal (d’après les conseils du pédiatre… Pas sûre qu’elle comprenne mais bon). Et ensuite, j’attire son attention sur autre chose, un jeu, des chatouilles, un autre endroit. Ca fonctionnait sur le court terme. Alors bien sûr, elle le refaisait ensuite dans un délais compris entre 2 minutes et 1 jour. Il paraît que la patience est un atout chez les mamans, je ne pensais pas à ce point mais ça s’apprend…

Depuis quelques semaines, j’interdis formélement les bêtises dangereuses et je ne lâche pas. Je lève la voix, je la regarde dans les yeux, et j’essaie d’être un maximum crédible (bon ça ne réussit pas souvent). J’ai remarqué que si je restais plongée dans son regard quelques secondes, ça déclenche une moue, voire des pleurs, le tout sans la toucher.  Pour moi, c’est la preuve qu’elle comprends que ce n’est pas bien. Je lui réexplique calmement, avec des mots simples. J’évite les phrases abstraites du type « elle a dit quoi maman ? » « Essaie de ranger tes jouets »… Et j’opte plus pour le « mets la péluche dans le coffre » (en montrant du doigt), « ne touche pas le couteau » ou « mets le doudou dans ton lit »… Pour les bêtises « non dangereuses », et si je ne suis pas en train de parler ou faire quelque chose, je me pose et lui explique que ce n’est pas un jouet et je lui montre à quoi sert cet objet.

J’ai déjà essayé le coin. Je pense que ça peut-être une solution, même à 15 mois. Il suffit de le garder comme règle de base : bêtise = coin et persévérer. Au début elle ne comprenait pas et le quittait aussitôt. Peu à peu elle a compris que c’était une sorte de punition par rapport à sa bêtise mais j’avoue ne pas souvent l’utiliser. Certaines mamans utilisent le parc ou le lit comme « coin ». De mon côté, je n’ai pas envie d’associer le lit à une punition et pour le parc, il est rangé au grenier :/

Attention j’attaque le sujet qui fâche: la claque ou la fessée. Je suis complètement contre. Les adultes sont plus forts que les enfants, il y a un déséquilibre et je suis contre user de celui-ci. Comment ensuite leur apprendre à ne pas taper les plus petits ? Et même leurs camarades ? Bref cela peut-être un long débat… En revanche, je tapotte sa main presque à chaque fois que je la gronde pour une bêtise. C’est pour moi une façon de lui faire comprendre que c’et pas bien. Pour résumer, une bêtise dangereuse = tape sur la main, haussement de voix, explications. Et je le fais autant de fois qu’elle réitère. Je continue aussi d’opter pour la feinte si besoin 😉

Pour finir je ne pourrais pas finir ce billet sans parler de la notion de frustration. Je vois que ma puce ne connait pas la frustration…Je pense que c’est normal à cet âge. En même temps, depuis qu’elle est bébé, j’ai toujours fait mon maximum pour qu’elle ait ses besoins primaires satisfaits, à savoir manger quand elle a faim, dormir quand elle est fatiguée, câliner quand elle en a besoin. Maintenant qu’elle marche, ses besoins ne sont plus tous si « primaires »… Elle veut prendre mon ordinateur ? Et bien non, ce n’est pas pour elle, je lui explique et le range hors de sa portée. Alors c’est vrai qu’en ce moment, c’est ma fête du côté de la frustration ! Mais je me dis que c’est un apprentissage comme un autre.. Il faut y passer avec un maximum de bonnes vibrations 😉

Dans tous les cas, et après m’être pris la tête quelques temps, j’en conclue que tous les parents finissent par trouver leur crédibilité et leur trucs à eux. Il faut tester, essayer, on apprend autant qu’eux et c’est ça qui est bien 😉

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