Back to work

Retour au travail à la fin du mois.

J’avoue que j’ai eu un petit pincement au coeur depuis que la date est fixée.

J’ai énormément apprécié cette année, être auprès des filles, profiter de ma toute petite Miss Avon. J’ai savouré chaque instant car je savais qu’il y aurait immanquablement une fin, quand ? Pas vraiment d’idées jusqu’à il y a 15 jours.

Après plusieurs projets, dont celui d’éventuellement repartir à Barcelone, nous voici de nouveau en route vers le Gabon.

Alors quand la confirmation du départ est arrivée, j’ai trouvé pendant un moment que tout était un peu trop facile: « euh… déjà ? En fait je suis plus trop sûre de vouloir travailler… Oh mes pauvres enfants que je vais abandonner… !« .

Bon ça a été furtif car maintenant je suis motivée comme jamais !! J’ai vite pesé le pour et le contre, et bien évidemment, il y a beaucoup trop de pour.

Mission OR-GA-NI-SA-TION

Je ne sais pas faire les choses à moitié, j’ai vraiment besoin d’être à fond dans ce que je fais, avec l’esprit tranquille. A la naissance de Miss Choufleur, je n’avais pas vraiment réalisé (je n’avais pas réalisé plein de trucs en fait, vraiment naïve la fille). Mes doutes sur la ma première nounou s’étaient transformés en obsession, si bien que j’étais au boulot sans y être. Bref, l‘ORGANISATION, s’entourer de personne aimantes et de confiance sont vraiment les piliers de la « working mum » (je n’aime pas trop ce terme mais on est d’accord que « mère travaillante » est légèrement moins fun).

Bien sûr il s’agit des prémices mais j’aurais 2/3 semaines avant de commencer pour peaufiner. Une fois que toute l’organisation sera rodée je pourrais partir bosser tranquille.

  • Côté bébé, Miss Avon se rode désormais chez la nounou en France 2 jours par semaine. Elle est ravie. Je fais partie de celles qui pensent que l’adaptation c’est surtout pour la maman et que l’éducation ne peut pas se faire qu’à une seule personne. Tout parfait, nous sommes READY ! Plus de reflux à l’horizon non plus. Nous avons bien bavé. J’ai souvent ressenti l’envie de courir au bureau (n’importe lequel!) pour sauter un repas…. mais j’aurais pleuré de l’abandonner si mal si ça avait été le cas #ambiguïtématernelle. Elle n’ira pas à la crèche l’année prochaine (question logistique) mais elle sera avec ses soeurs les après-midi et je vais partir à la quête de bébés dans le quartier pour organiser des matinées « babies » de temps en temps.

 

  • Les deux grandes iront aller à école tous les matins ainsi que deux après-midi par semaine (pas de cantine las bas… Fini les dej en solo, il va y avoir de l’ambiance à midi !). Les après-midi, elles feront de la danse et de la natation (pas eu le courage de les inscrire en France, la logistique cheveux m’ayant dissuadé #cointe). Le reste du temps, elles auront une nounou en or à la maison. Même en allant les chercher à 16H30, les temps libres à la maison sont trop peu nombreux. Elles aiment dessiner, lire, s’inventer des jeux, se déguiser. Je suis contente de repartir en partie pour retrouver ce rythme plus lent que celui que nous avons actuellement. Si il reste un peu de place entre l’école et les activités, elles feront des après-midi jeux avec les copines (les invitations sont courantes la-bas je trouve ça génial).

Alors bien évidemment, dans un monde idéal, j’aurais aimé me décupler et me transformer en fée à 4 bras, pour m’éclater au boulot et faire les crêpes moi-même à la maison, discuter avec les collègues et donner le bain, aller chez le client et être à la plage (sérieux ce serait top méga cool ?). Je crois que ce besoin de tout gérer ne me quittera jamais…

En ultra perfectionniste, je me serais bien vue rester auprès d’elles encore quelques années (surtout depuis que je sais que je reprends !), pour être sûr de leur donner le MEILLEUR. Mais une autre « moi » est ravie de faire d’autres choses, de prendre du recul, de ne plus me poser 20 000 questions existentielles « je la couche ou je ne la couche pas ? », « Mince elle n’a pas mangé son yaourt » « Maman !! Mamaman ». C’est là que je m’interroge sur mon sens du « meilleur »: n’est-ce pas pour avoir la sensation d’avoir tout donné pour ne rien regretter plus tard ? J’ai tendance à croire que ce souci de perfection me concerne finalement plus qu’elles. Lâcher prise. Hiérarchiser. Prioriser. Prendre conscience que je ne pourrais plus tout faire. Ne garder que le meilleur. Voici l’état d’esprit que je me force à adopter pour les prochains mois.

Je crois au destin, j’aime me laisser porter, et saisir la balle au bon. En revanche, je ne crois pas aux hasards, il se provoque et l’opportunité professionnelle aussi enrichissante que celle qui m’attend n’est pas un hasard. Alors le choix est fait. Je reprends, et je m’y mets à fond: pour rendre la monnaie à ceux qui me font confiance, mais surtout pour être fière de moi, gagner en confiance, et apprendre des milliers de choses. Travailler dans un monde de mecs, avec des cultures différentes, croyez moi c’est une riche expérience.

Quelques mots sur mon travail la-bas. Je n’ai pas vraiment d’étiquette mais je qualifierais le poste d’assistante de direction dans une société de catering, logistique, contractions et gestion de base vie (mise en place des équipes sur place). En quelques mots, nous sommes en support des activités pétrolières en brousse. Nous proposons un service clé en main, un seul partenaire, pour un support plus efficace et une gestion simplifiée. L’idée étant que les me pétroliers puissent se concentrer sereinement sur leur travail en ayant de bonnes prestations pour vivre en brousse (= on leur fait manger des gambas comme ça ils sont plus productifs. Y’a pas de secrets la bouffe c’est la vie).

Fort de ma petite expérience, j’ai compris que j’aime être près des opérations. Au Gabon, il y a tellement de travail, et si peu de « fondations » (dans les entreprises locales notamment), que quoi je fasse, même la plus petite chose, aura un énorme impact. Au quotidien, je dirais que je gère les urgences 80% du temps et qu’il me reste 20% pour être sur du sport: créer des fichiers d’analyse et reporting, réfléchir à la communication, au planning, relancer des dossier en attente. La-bas, j’ai comme l’impression de marcher sur des oeufs sans arrêt en serrant les dents en prévision de la gravité du futur impondérable qui m’attend…. Bref une vie professionnelle inattendue ou chaque jour ne ressemble pas du tout à la veille, ou tout ce que je prévois est repoussé faute de « gestion d’urgence ».  J’avoue qu’il y a des jours où je me languie des organisations européennes, mais quel bonheur de ne pas en avoir !

Pour moi, l’avantage de travailler en Afrique c’est surtout l’ouverture d’esprit, la cohésion d’équipe, et apprendre à se débrouiller avec peu (j’ai une expression un peu plus crue bien que plus parlante que j’éviterais d’étaler ici…mais sachez le !). Autre point sympa: avoir des responsabilités sans avoir à justifier de l’adéquation de son diplôme (le mien n’a rien à voir). Pas besoin non plus de rester 60 heures assis devant son écran pour justifier son salaire (même si mon téléphone commence à sonner à 6H et que je commence à gérer la merde la bouche pleine de dentifrice). Il règne comme un air de confiance et de liberté, qui me pousse à donner mon maximum pour rendre l’appareil.

Cette expérience aura certainement une fin, ce qui me donne envie d’en profiter un maximum et remplir mes objectifs, qui sait demain où nous serons ?

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