Les premiers jours du reste de ma vie

Image-1J’avoue, je suis une grande copiteuse. J’étais déjà une accro des récits d’accouchement, et me voici désormais addict aux récits du jour J, celui où nous avons appris qu’un tout petit être s’était niché au creux de notre ventre.

Alors même si je n’ai pas été invitée à la super party de blog, je me permets d’emprunter l’idée à Quatre Enfants (= mon gourou de la famille nombreuse décomplexée) et vous raconter mes premières fois. Mes filles étant issues de FIV, cette première fois a, je pense, une saveur toute particulière: le fruit d’une longue attente et des fameux 11 jours post-transfert. J’y repense très souvent, et, même si j’essaie de ne rien oublier, quelques éléments se mélangent, les souvenirs s’embrument. Bref j’aurais dû écrire cet article depuis bien trop longtemps déjà en fait…

Allez je me lance.

Le jour J Miss Choufleur : 

25 ans, plus 2 de ans d’essais plus tard, Clomid & duphaston étaient devenus mes meilleurs amis. Puis un jour, nous voici en PMA: insémination 1 > échec, insémination 2 > échec, insémination 3 > annulation car trop de follicules. Mes ovaires ressemblent à des énormes pamplemousses de 2kg chacun, j’en peux plus des piqûres, je n’y crois plus, le mot adoption s’est fait une place dans nos conversations, je pleure toutes les larmes de mon corps dans le bureau du gynéco pour tenter l’ultime: la FIV. Le lendemain de la ponction, chéri et moi gardions les yeux sur le téléphone, la peur au ventre qu’il n’y ait pas d’embryons! Le téléphone sonne, c’est bon, nous avons 5 beaux embryons ! Nous sommes heureux comme jamais mais il faut tenir encore 3 jours, voir si ils se développent correctement. La chance sera avec nous puisque les 5 arriveront à J+3 au top du top. Nous programmons le transfert pour le vendredi, afin de pouvoir me reposer le week-end. Je me souviens avoir été sur une autre planète cette semaine là, me laissant portée par tous ces protocoles, sur mon nuage, avec une confiance absolue en mon médecin, et dieu sait si la confiance est importante dans ces moments là. J’y ai mis tout mon coeur, ma vie n’étaient concentrée qu’à ça depuis déjà un moment. A la sortie, nous recevions des amis pour le week-end. Mis dans la confidence, ils m’ont aidé à rester au repos, ainsi qu’à satisfaire mes envies de prémaman (à savoir un mc flurry !!). Je m’en souviens comme si c’était hier. S’en est suivi la longue attente des 14 jours. Heureusement la vie de bureau a suivi son train train, le secret bien gardé, m’aidant à ne pas trop penser. La date fatidique de la prise de sang approchant, je ne tenais plus. Le chéri était parti en formation en Ecosse et devait rentrer le jour J. La veille au soir, j’avais acheté un test urinaire mais je ne voulais pas de faux espoir et je savais qu’il faillit attendre le matin pour être vraiment sûr. La nuit seule dans mon lit fût longue et quasi blanche. A 5H30, j’étais dans la salle de bain. J’ai laissé le test seul quelques minutes, puis au retour, waouuu un léger trait rose !!!!! Je n’y croyais pas, depuis le temps que j’attendais ce moment, et surtout tous les tests négatifs que j’avais bien pu faire… Waouu je sautait partout toute seule chez moi et n’ai pas pu m’empêcher de l’appeler. Il était prêt à partir pour l’aéroport, je lui ai crié qu’il allait être papa et j’ai senti son bonheur dans le téléphone. L’une des plus belles émotions de notre vie 🙂 Le lendemain j’ai fait la prise de sang, confirmant la bonne nouvelle. J’ai attendu les fameux 3 mois avant d’en parler (excepté à la famille proche où je n’ai pas tenu) mais j’étais tellement heureuse et rassurée de pouvoir tomber enceinte… C’était déjà un grand pas !

Le jour J de Miss Momie:

Le jour J fût un peu plus folklo. Janvier 2013, nous décidons de déménager pour le Gabon, ainsi que de tenter un transfert pour bb2 avant le départ fin février (si tu as bien suivi il nous resté 4 embryons congelés à Barcelone). Cette fois ci cela été beaucoup plus simple au niveau du protocole. J’étais aussi plus sereine car j’ai déjà mené une grossesse à terme. Nous étions déjà au Gabon le jour J, et comme à mon habitude, je n’ai pu l’attendre et me voici la veille dans la salle de bain avec mon test > négatif, je suis beaucoup plus anéantie que je ne m’imaginais. Le lendemain je pars quand même faire la prise de sang au labo d’à côté. Nous étions à l’hôtel, le temps était chaud, humide et la température frôlait les 40 degrés,. Hop j’ai pris Miss Choufleur dans l’ergobaby et nous sommes parties à pied au labo. Bien sûr nous étions les seules à pied, en bord de route sans trottoirs, welcome in Africa ! La prise de sang me fait mal car les aiguilles sont moins fines qu’en France. En fin d’après-midi, je demande à la ménagère de l’hôtel de me garder Miss Choufleur pendant que je vais chercher les résultats. J’ouvre l’enveloppe et, surprise, l’hormone de grossesse est détectée. J’apprends alors qu’ils n’ont pas les moyens techniques de connaître le taux… Il y a un risque fausse couche précoce. Je fais une écho mais l’échographe ne voit rien… Pourtant je suis sûre de voir une petite poche. Il me dit de revenir dans 3 jours, mais ne voit rien non plus, mais cette fois c’est sûre je le vois. Je continue de faire des tests urinaires pour vérifier et ils sont de plus en plus foncés. J’y crois c’est bon je suis enceinte ! A 8SA je ferais l’écho où j’entendrais le coeur et je serais enfin sûre que ma Miss Momie est bien au chaud.

Le jour J de Miss Avon : 

Miss Momie a un an et demi quand nous décidons de lancer bb3. Après un échec de FIV en avril 2015 (suite à un mauvais protocole médicamenteux), je laisse toute ma famille au Gabon et repars à Barcelone en juillet avec ma maman. Le transfert eu lieu le vendredi, puis nous passons 3 jours tranquilles entre l’hôtel et les restaurants du quartier. Je suis heureuse d’avoir revu mon médecin et son équipe. Je suis confiante aussi car mes deux précédentes FIV ont marché, pourquoi pas 3 ? L’embryon est de moins bonne qualité mais je décide quand même de n’en mettre qu’un et de tenter la recongélation du dernier. Le labo m’appelera le lendemain pour me dire qu’il n’a pas survécu… Le parcours FIV est terminé, je n’ai plus d’embryon. Je concentre toutes mes forces sur ce qui se passe dans mon ventre et prie pour que ce petit dernier s’accroche, comme ses soeurs. De retour au Gabon, l’attente est toujours aussi longue. Et, devinez quoi ? J’ai commencé les tests J-2 avant la prise de sang, et cette fois c’était vraiment n’importe quoi, pendant la journée, aux toilettes du bureau > négatif > poubelle > pleurs. Puis je repars farfouiller dans la poubelle une heure plus tard et…. ligne très très très très pâle. Je me demande si ma tête et ma vue ne me jouent pas des tours. Je garde espoir même si je sais que ça peut être une fausse couche précoce. Le soir, c’est reparti pour un test, RIEN. J’y crois quand même. Le matin, retest > un tout petit peu plus foncé, le soir retest > idem. Le lendemain, le surlendemain… bref j’ai dû faire une dizaine de test mais la ligne devenait plus foncée petit à petit. Youpi ! C’est alors que j’ai été voir le nouveau gyneco du village, un monsieur très bizarre et borderline mais bon je voulais juste voir mon bébé à l’écho. Il m’a quand même dit qu’il n’était pas sûr, dont il n’allait pas gaspiller un livret de grossesse pour rien… MERCI ! Mais moi je savais que ça allait le faire… Miss Avon s’est bien accrochée. La preuve, elle couine dans son lit depuis 30 minutes alors que sa mère indigne raconte sa vie sur son blog ! (ah la miss s’était coincée le bras dans les barreaux… #mèreindigneconfirmée)

PS : Une pensée et des ondes positives pour toutes les mamans en attente et surtout celles en PMA, je pense à vous, vous allez y arriver ! Petite pensée spécial à Lili, tu vas y arriver, ne perds pas espoir.

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