Vivre à la mer

A 20 ans, je rêvais d’habiter dans une grande ville, d’être anonyme: pouvoir sortir en mini jupe maquillée à la truelle ou, à l’inverse,  en pyjama chercher mes chocolatines, c’est quand même du rêve en boîte non ?

C’est ainsi que j’ai choisi Barcelone pour mon stage de fin d’étude. J’avais eu un coup de coeur pour la ville quelques années avant. J’ai tellement adoré y vivre pendant mon stage que j’y suis restée 3 ans de plus. Barcelone a en commun avec Paris l’effervescence professionnelle et culturelle. Elle accueille beaucoup de start-up européennes. Il y a de quoi faire et apprendre : des salons,  des foires, des apéro business, after-work…  Des jeunes de divers horizons s’y retrouvent et sympathisent, l’atmosphère « friendly » de la ville aidant. On y trouve des centaines de restaurants, de spectacles, d’évènements. Les infrastructures sont parfaites : trottoirs, métro climatisé avec ascenseurs. On ne s’ennuie pas ! En revanche Barcelone laisse volontiers à Paris : la météo grisâtre, le stress, le métro bondé et la sensation d’insécurité. J’ai toujours été rassurée à Barcelone car les agressions « corporelles » sont rares et les habitants agréables. Je me suis faite voler mon portefeuille une fois sans même m’en rendre compte. Je préfère ça qu’avoir une main aux fesses dans le métro parisien… J’aurais vraiment eu du mal à vivre à Paris. Cela tombe bien j’ai rapidement eu des enfants, et ce n’était même pas envisageable pour nous en famille. Il n’y a pas a dire, la mer adoucit les moeurs.

Trois ans plus tard. Nous voilà partis pour le Gabon, sur une presque île avec la mer tout autour de nous et la plage comme principale sortie extérieure. Beaucoup de changement et peu à la fois: nous avions la chance de continuer de vivre à la mer. Vivre au bord de l’eau c’est profiter des grands espaces, de l’air marin, de l’air pur. C’est pouvoir profiter de la plage aux pauses déjeuners. C’est adopter un mode de vie plus zen et cool.

De retour en France, nous voici sur la Côte Basque, à 500 mètre de la baie. Cela fait sept ans que nous vivons à la mer et que nous gardons la ville et la campagne pour les vacances. Nous avons pris l’habitude de vivre à contre-courant. Nous mesurons cette chance. La chance de pouvoir se dire’ qu’un week-end affluent du 15 août, nous allons quitter la mer pour nous réfugier dans le calme des terres et de la campagne.

On s’y habitue. On s’y habitue si bien qu’il m’est désormais difficile d’imaginer vivre ailleurs qu’à la mer. Pourtant il va falloir baisser nos prétentions si nous voulons vite repartir. C’est un choix. Peut-être que dans un futur proche, sept ans plus tard donc, nous serons « comme tout le monde » et nous n’aurons la mer « que » pour les vacances…

expatlife

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