Notre expérience du paludisme de Miss Momie

Je touche du bois, les filles ne sont pas souvent malades. Miss Choufleur est carrément résistante, d’ailleurs ça a l’air de la gêner si bien qu’elle me demande de lui prendre la température régulièrement en ce moment.

Quand nous sommes partis au Gabon, les médecins nous ont proposé de prendre un traitement préventif étant donné l’étendue du paludisme dans la région. Nous avons choisis de ne pas les prendre. En effet, prendre un traitement quotidien pendant 3 ans me semblait trop contraignant, sans parler des potentiels effets secondaires. D’une part, nous pouvons mettre en place des règles de vie pour éviter de l’attraper. D’autre part, il existe des traitements curatifs très efficaces si nous devions l’attraper.

Après 3 ans au Gabon, seule ma petite Miss Momie a fait deux crises de palu.

Comment s’attrape le palu ?

Le paludisme est transmis à l’homme par l’intermédiaire de piqûre de moustique infecté. A noter que si un moustique sain pique une personne malade, le moustique s’en trouve infecté et peut ensuite infecter une autre personne. Le palu ne se transmet pas d’homme à homme mais il y a donc un risque à fréquenter les personnes malades.

Que faire pour éviter d’attraper le palu ?

  • Eviter de sortir au lever et au coucher du soleil, là où les moustiques sont très présents
  • Eviter d’avoir trop de végétation et surtout les manguiers dans le jardin
  • Préférer des endroits ventilés (proches de la mer) car j’ai l’impression qu’il y a moins de moustiques
  • Redoubler d’attention pendant la saison des pluies, quand l’eau stagne, les moustiques sont ravis
  • Utiliser de l’anti-moustique (de préférence à vaporiser sur les vêtements)
  • Utiliser des bougies à la citronnelle
  • Se renseigner aussi auprès des huiles essentielles
  • Se tartiner d’huile pour le corps quand on a prévu une sortie nocturne (Nuxe ou autre). Ca parait bête mais chez moi cela a toujours fonctionné.

Malgré ces précautions, Miss Momie a quand même été malade.

Quels sont les signes et symptômes ?

De nature pas très inquiète, j’ai l’habitude d’attendre 48h de fièvre avant d’aller chez le médecin. A ce moment là, il y avait déjà une épidémie de rhinopharyngite et nous étions tous un peu malade (toux, rhume…). Miss Momie était particulièrement fiévreuse. J’alternais donc doliprane et advil toutes les 3H pour faire baisser la fièvre de jour comme de nuit. Deux jours plus tard, la situation semblait stabilisée, elle allait mieux et est même partie jouer au parc. Le lendemain matin, elle était de nouveau très fiévreuse, et nous partions en vacances le jour suivant dans un coin complètement perdu… J’ai donc décidé d’aller faire le test pour me rassurer mais j’étais convaincu au fond de moi que ce serait positif. Le test est très simple, il s’agit d’une goutte de sang prélevée sur le bout du doigt, avec un résultat sous 10 minutes. Finalement, après 4 jours de fièvre, Miss Momie avez un paludisme assez sévère.

Quels sont les signes qui doivent inquiéter ?

C’est assez compliqué car cela peut ressembler à plein d’autres maladies, et surtout être couplé à une autre (pour Miss Momie la rhinopharyngite).

Les symptômes qui peuvent apparaître (ou non) sont :

  • Grosses fièvres
  • Affaiblissement
  • Toux
  • Vomissement
  • Diarrhé

Miss Momie avait uniquement la toux, l’affaiblissement et la fièvre.

Ce qui doit surtout alerter est l’aspect « cyclique », avec une impression de guérison, puis la fièvre repart de plus belle. Aussi il semble que le doliprane ait peu d’effet sur la fièvre provoquée par le palu.

Quel est le traitement ?

Le médecin nous a prescrit un médicament curatif appelé Coartem ainsi que des antibiotiques. En Afrique, les médecins ont tendance à prescrire des antibiotiques régulièrement, par peur des diverses infections. Dans notre cas, je pense qu’ils ont été inutiles et que coupler les deux traitements n’a fait qu’affaiblir le système digestif de ma petite Miss Momie.

Le traitement dure 3/4 jours et est en fonction du poids de l’enfant. Le plus compliqué a été de l’administré correctement. Il se présente sous forme de cachets qui fondent dans la bouche. C’est tellement infâme que nous l’écrasions dans un peu de grenadine pure, puis nous lui donnions à l’aide de la pipette du doliprane.

La situation s’est très vite améliorée si bien qu’après la première administration, Miss Momie se sentait déjà mieux. Mais il faut savoir qu’il y a souvent des rechutes. Ici le médecin donne un seul traitement alors qu’en France, il y aurait d’office deux traitements à une semaine ou quinze jours d’intervalle. Miss Momie a donc fait une rechute à notre retour de vacances, et nous sommes repartis pour 3 jours de traitement. Cette fois, nous avons écrasé le médicament dans la purée. Sa consistance épaisse évite les pertes et nous étions sûrs qu’elle avait pris la bonne dose.

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