En fait le « terrible two » c’est easy chéri

IMG_1998Mes filles ont passé les deux semaines de vacances chez leurs grands-parents. Sachant que nous habitons à l’étranger, elles voient leur famille, en particulier elle de mon côté, au maximum tous les 5 mois. Alors forcément, elles ont le temps de bien évoluer et cela créer une nécessaire période d’adaptation pour elles et pour eux à chaque fois.

Miss Choufleur est dans une période que je qualifierais de « facile ». Non pas que ce soit un ange, mais elle s’est clairement calmée, est devenue plus obéissante et surtout très autonome. Pendant sa fameuse période des 2 ans, je me rappelle avoir fait le tour de toute la littérature sur l’éducation des enfants (mes lectures éducation #1 et mes lectures éducation #2) à la recherche d’astuces pour ne pas m’arracher les cheveux!!

Aujourd’hui, elle s’exprime mieux, met des mots sur ses sentiments, a conscience de quand elle a faim et parfois même quand elle est fatiguée. Et surtout elle le dit. Je comprends désormais mieux pourquoi et comment la période précédente peut être difficile et frustrante pour un enfant (je vous rassure je sais que ce ne sera point la dernière). Je suis très fière de cette petite fille qui grandit et s’épanouie. Désormais, elle s’exprime tellement bien qu’elle a tendance à en faire trop et s’inventer une double vie. Mais ça c’est une autre histoire !

Je lisais récemment encore un chouette article de ma copine Une fille d’Avril sur la parentalité positive, dont je suis devenue une adepte, même si, comme elle le dit si bien, il faut savoir garder des limites en confondant avec la méthode de « l’enfant roi ». Je me rends compte que cette auto formation à l’éducation par ces ouvrages, mais aussi et surtout grâce à ma miss Choufleur m’ont appris plus que je ne l’imaginais.

Cette pleine prise de conscience arrive maintenant car je suis en plein dedans avec Miss Momie. Mais cette fois, je vis (presque) très sereinement les « crises ». Je comprends beaucoup mieux ce que me semblait fou à l’époque avec Miss Choufleur.

De ce fait j’accepte aussi volontier les remarques de l’entourage au sujet du comportement de Miss Momie (touches pas à ma fille !!). Je les prends en compte et je prends plaisir à partager mes interprétations. Non pas que je trouve des excuses à tous les caprices, et que je pense avoir la science infuse (ce qui peut paraître le cas parfois de l’extérieur j’en suis sûr). Je pense vraiment que les enfants ont besoin d’un cadre et bien évidemment de sévérité. En revanche je comprends désormais pourquoi elle crie et s’énerve vite quand elle est contrarié : si elle n’est pas assise assez près de la table, quand je lui mets des chaussures… Et cela m’aide à accepter, voire parfois à trouver des solutions.

Quelques idées qui me sont restées et qui m’ont aidée avec Miss Choufleur, et maintenant avec Miss Momie :

  • Les enfants ont besoin d’un cadre et d’un environnement rangé. Ils peuvent parfois être très gênés par une chaise pas droite ou un pot à l’envers. L’idée n’est pas de créer la perfection autour d’eux, mais les aider à mettre des mots sur leur sentiment. Voilà ce que je dirais dans ce cas : « je comprends que le fait que le pot soit à l’envers te gêne, tu peux le remettre à l’endroit ou le laisser comme cela, ce n’est pas si grave ».
  • Au début de l’autonomie (toujours vers 2 ans), les enfants ont très envie de faire les choses seuls comme manger, s’habiller et ne pas y arriver peut-être une énorme frustration. Dans ce cas j’essaie de lui proposer des chaussures plus faciles à mettre, ou de lui proposer de mettre le pied dans la chaussure et la laisser faire la fermeture finale.
  • Quand il y a des gémissements ou pleurs à n’en plus finir, c’est souvent que l’enfant a faim, soif, besoin de dormir, de câlin ou autre. Essayer de trouver avec lui la raison des pleurs pour trouver la solution ensemble. Si je suis occupée, je n’hésite pas à lui expliquer que je suis sur autre chose et que je la rejoins dans 5 minutes pour voir le problème avec elle.
  • Miss Momie grandit, veut donner son avis et montrer qu’elle peut aussi faire des choix, que je n’ai plus besoin de tout décider à sa place. Prenons le cas des vêtements. Si elle refuse un pantalon, j’essaie de lui donner le choix entre deux, tout en lui donnant mon avis : « je mettrais ce pantalon car il est de la même couleur que ta chemise, c’est plus joli« . Souvent elle finit par suivre mon avis, et sinon tant pis ce n’est pas très grave ;).
  • Par contre, il y a certaines choses sur lesquelles j’insiste et qui font partie « des règles de vie », du type aller aux toilettes avant de sortir, ne pas jeter la nourriture, partager les jouets. Je lui explique pourquoi j’insiste et pourquoi elle n’a pas le choix.

D’après ce que je vois avec Miss Choufleur, l’âge des deux ans est compliqué, mais si nous arrivons à garder le cap, à rester calme, à trouver des solutions ensemble sur les choses qui le permettent, tout en insistant sur les règles de vie, ce cap passe comme une lettre à la poste… ou presque 😉

Qu’en pensez vous ? Avez-vous eu des difficultés avec le « terrible two » ? Comment avez-vous passé le cap ?

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3 réflexions au sujet de « En fait le « terrible two » c’est easy chéri »

  1. Je pense qu’on est dedans, mais ça reste très supportable. Babygirl est devenue un peu soupe au lait, elle alterne des périodes adorables avec des pic d’énervement. Comprendre pourquoi elle fait ça aide bien à relativiser et à éviter de s’énerver soi même je trouve !

    • Oui c’est vraiment ça. Comprendre pour rester zen et ne pas s’énerver parce qu’après C’est un cercle vicieux, plus on s’énerve plus ils s’énervent aussi. Mais la j’avoue que Miss Momie m’en fait voir pas mal la !

  2. Nous sommes en plein dedans avec ma puce. J’aime beaucoup ta façon de voir les choses, et j’essaie d’appliquer également la parentalité positive du mieux que je peux. Merci pour cet article, il me conforte dans mon idée 🙂

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