{EDUCATION} 13 astuces pour rester Zen

IMG_7269-0.JPGJ’ai commencé à m’intéresser à l’éducation aux dix huit mois. Avant ça, je pensais que l’éducation c’était simple, de la logique, apprendre à l’enfant à être poli, à manger proprement… Ah ah la blague. J’avais omis que j’allais m’arracher les cheveux des milliards de fois voyant mes minis choux mettre délibérément leurs mains dans la nourriture en me regardant fixement mais aussi les caprices, les cris, la frustration, le test des limites, la contradiction, la crise du non.. Ces notions étaient bien loin dans ma vie rêvée des mamans.

Quand j’ai commencé, je crois que j’ai pris conscience de mon retard et j’ai enchaîné plusieurs succès sur le monde de l’éducation (j’en parle et ). J’ai privilégié des ouvrages pratiques avec des exemples concrets. Il fallait agir vite, j’étais souvent désemparée. Je dois dire qu’ils m’ont réellement servis à prendre du recul et trouver des astuces pour aider ma fille, et surtout m’éviter les crises de nerfs quotidiennes. Je m’emporte encore trop souvent à mon goût, mais je m’améliore.

Même si j’ai du mal à réagir toujours de la bonne façon, même si les astuces ne marchent pas toujours, j’ai surtout l’impression de mieux comprendre les réactions de ma fille, de fonctionner avec plus d’empathie et compréhension, sans être plus laxiste.

J’ai donc décidé de synthétiser les points que j’ai retenu, qui fonctionnent où que je vais tester. Loin de moi l’idée de faire une leçon, mais plutôt de montrer qu’il existe des alternatives. Certaines sont à laisser, mais la plupart des conseils sont toujours bons à prendre, vous ne croyez pas ?

  • L’écoute active : écouter son enfant activement signifie être complètement disponible : regarder dans les yeux, ne rien faire d’autre et si possible se mettre à sa hauteur. L’écoute active peut aussi se traduire par une reformulation. Reformuler les mots des enfants avec nos mots d’adultes les aident aussi à acquérir le langage.

Nous avons toujours beaucoup parlé, et je me rends compte que j’ai toujours reformulé, même les balbutiements de bébé. Pour le coup j’étais assez au point sur cette technique.

  • Mettre des mots sur leurs émotions :  Les émotions sont exacerbés chez les enfants. Un enfant qui crie, pleure, où fait une crise est souvent un enfant qui a du mal à contrôler ses émotions, tout simplement parce qu’il ne les connait pas. Décrire son émotion va l’aider à parler, à expliquer le pourquoi de cette émotion : « tu as l’air très énervée », « oh je vois une petite fille bien triste », « tu es en colère »… Souvent cela est suffisant pour que l’enfant commence à se confier.

Nos discussions dans la voiture au retour de la crèche tourne souvent autour des émotions: fatigue, faim, colère contre un camarade, perte de confiance suite à une remarque de la maîtresse…

  • Apprendre à exprimer ses besoins : un énervement avant manger, où avant une sieste est souvent synonyme d’un besoin sous jacent. L’enfant est rythmé par le sommeil et les repas. La faim peut souvent les mettre dans une grande colère, sans jamais qu’elle ne soit exprimée, voire connue. Il est important de l’aider à comprendre son besoin : « peut-être que tu cries parce que tu as faim ? ».

En tant que maman, cela a été plutôt facile de prendre cette habitude. Je savais toujours ce dont elle avait besoin, mais je n’en parle pas. De dire les choses m’en fait aussi prendre conscience, et trouver des solution : proposer un dessin animé pendant que je termine le déjeuner, donner un bout de pain, ou un apéro grenadine les jours de fêtes 😉

  • Favoriser l’autonomie  et la participation aux tâches quotidiennes: un grand principe de Maria Montessori. L’idée selon laquelle nous n’avons pas besoin de noyer les enfants sous les jouets car ces derniers sont souvent plus intéressés par ce que font les adultes. Les enfants sont capables de beaucoup plus de choses que nous le pensons. Il faut les faire participer, mettre la table, le ménage, trier le linge, faire leur lit. Mais il faut surtout passer du temps sur les activités les concernant, leur apprendre à prendre soin d’eaux, de leurs affaires : se laver les dents, les mains, faire son lit, s’habiller, se chausser. Certes cela prend du temps mais tâchons de le prendre quand nos enfants sont encore volontaires pour ces activités.

Là c’est de suite plus compliquée du fait des horaires à respecter la semaine. Alors nous profitons du week-end pour prendre le temps, chaque rituel devient une activité, que nous enrichissons chaque semaine. Aujourd’hui nous avons découpé des feuilles de papiers au ciseau (elle m’a aidé à ouvrir les paquets de la cuisine) et laver les dents seule de A à Z (je ne mets plus le dentifrice sur la brosse à dent youyou).

  • Fixer des limites : laisser l’enfant libre… dans un cadre défini et rassurant. L’enfant doit garder un maximum de liberté, tout en respectant les règles du foyer dont il doit avoir connaissance. Si l’heure du coucher considérée est 20H30, l’enfant doit avoir le choix de se coucher quand il veut, jusqu’à cette heure là.

Je l’utilise pour la télé : elle est autorisée mais uniquement pendant que je prépare les repas où quand il pleut. Elle le sait. Quand elle me demande, je lui rappelle les règles et il n’y a plus de problème. J’évite de prononcer le mot « non ». Je dis par exemple « Oui nous la regarderons dans 1H quand je préparerais le déjeuner ».

  • Accueillir les sentiments : l’enfant peut être en colère, taper sur la table, crier, il a besoin d’extérioriser ses émotions, il ne faut pas l’en empêcher, mais plutôt l’inviter à aller le faire dans sa chambre afin de ne pas déranger le reste de la famille.

Je reste avec elle dans sa chambre, je lui propose même de taper sur son coussin. Je la prends dans les bras pour la contenir où je reste juste présente et disponible sans l’étouffer, jusqu’à ce qu’elle se calme.

  • Prévenir l’enfant de ce qu’il va se passer: l’enfant a besoin de se préparer psychologiquement pour l’aider à accepter. Nous avons nos montres, nos rendez-vous. Lui n’a rien de tout ça. Alors quand il s’éclate au parc et que l’heure du bain pointe son nez, mieux vaut l’avertir dix, puis cinq minutes avant pour qu’il se prépare.

Je ne l’ai pas encore vraiment expérimenté, à part pour l’heure du coucher.

  • Eviter les ordres : nous n’aimerions pas que quelqu’un nous dise : « fais-ci, fais ça, lave ça, range ci ». Alors pourquoi le dire à ses enfants ? Mieux vaut dans ce cas décrire la situation pour laisser l’enfant décider lui même de son action « Hum je vois des chaussures sales dans la maison », « je vois un enfant avec du chocolat partout sur la bouche ». Ou bien les questions fermées : « tu préfères commencer par te laver les dents ou aller au pot ? »

Je n’y pensais pas mais cela me paraît tellement clair maintenant… Je ne supporterais pas que quelqu’un m’ordonne ma vie. Ces mots résonnent en moi désormais dès que mon mari les prononce. Je fais de mon mieux pour les éviter et j’utilise surtout les questions fermées. J’essaie de la diriger en lui laissant le choix.

  • Utiliser l’humour : « Je vois un cahier de devoirs qui pleure dans le cartable ». Faire rire les enfants c’est déjà la moitié du travail de fait.

Déjà utilisé mais pas assez, il faut que j’y pense plus souvent.

  • Ne pas hésiter à expliquer ses besoins et ses sentiments: la maladie, la fatigue, le manque de patience en fin de journée, toutes émotions ressenties par les parents peuvent tout à fait être comprises par les enfants. S’exprimer leur permet de s’adapter. Ils comprennent aussi que les adultes ont leurs faiblesses. En cas d’énervement / bout du rouleau / crise de nerfs, je vais moi-même m’isoler dans ma chambre en expliquant que je vais me calmer. C’est à nous de montrer l’exemple.

Alors là ce fut la révélation. Ma fille est au courant de toutes mes émotions. Moi qui suis très souvent fatiguées et irritables (en particulier au moment de la sieste), je lui dis et elle le sait. Les couchers du midi sont plus rapides. Je ne lis plus d’histoire pour avoir le temps de me reposer un peu. Elle comprend. C’est génial.

  • Créer un environnement plaisant et ordonné : comment apprendre à l’enfant à ranger si il a toujours vécu dans le désordre ? Créer un environnement adapté à l’enfant, pour favoriser son autonomie et son évolution dans son lieu de vie : une marche pour les toilette, l’accès à ses vêtements, à ses couverts pour mettre la table…etc.

Je vous rassure chez moi elles dérangent plus qu’elles ne rangent mais nous veillons à ce que la maison soit toujours rangée le soir. Dans la mesure du possible, j’essaie de ranger chaque jouet et de les classer pour y accéder facilement. Nous avons un placard au sol exclusivement pour leur vaisselle, biberon, gouter. Elles mettent leurs couverts sur la table, vont chercher leur gouter. Je suis ravie de l’idée.

  • Ne pas forcer un enfant à manger et finir son assiette: afin d’éviter les futurs problèmes alimentaires mais surtout manger doit être un plaisir. En revanche nous pouvons lui enseigner à gouter. Nous pouvons même lui expliquer que c’est à force de gouter que l’enfant aimera les aliments.

Nous mangeons toujours en famille, depuis qu’elles sont toutes petites et nous essayons de profiter de ce moment pour échanger et discuter. Je propose les plats un par un. La condition c’est au moins de goûter avant de pouvoir passer au suivant. Il y a des périodes où elles mangent, d’autres pas, cela fonctionne par cycle. Je n’insiste pas même si j’ai été parfois inquiète.

  • Eviter les livres imaginaires : donc éviter la famille les loups, les petits cochons, les contes avec les dragons… Les comptes sont initialement faits pour les adultes, alors que les enfants préfèrent les livres sur la réalité (le corps humain, la famille, les fleurs, les animaux…). Au contraire, les contes leur font faire des cauchemars car les plus petits ne sont pas capable de discerner la réalité de l’imaginaire.

J’en oublie surement mais j’espère que j’aurais bientôt d’autres astuces à vous partager. J’attends les vôtres en commentaires !

One thought on “{EDUCATION} 13 astuces pour rester Zen

  1. Merci pour ce super article !
    Le point du repas est toujours source de pas mal de questions pour moi, car elle n’est pas très fan des légumes quand elle est à la maison (à la crèche ça passe mieux). Et pour ce qui est des livres c’est une bonne remarque, je n’y aurait pas pensé !

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