Mon expérience de la césarienne

(Après deux publications ratées, voici le vrai billet… Tan tan ! Je dois être une grande communicante avec mes teasing… #jepositivedemesbetises).

J’ai déjà raconté mon accouchement ici (le mythe de l’accouchement du second). Il aurait pu mieux se passer mais tout le monde va bien et c’est le principal.

Comme vous vous en doutez, j’ai eu le droit à une césarienne et je voulais y consacrer un billet à part entière. Je fais partie de celles qui ont connu « les deux ». C’était il y a un mois mais j’ai eu du mal à m’en remettre, autant physiquement que psychologiquement. Non pas que je regrette un accouchement par voie basse, non, c’est plus le fait de ne pas m’être préparée, de toute cette médicalisation et convalescence qui ont suivies. Même si j’en savais peu sur l’acte, je me suis complètement laissée aller le jour J. J’ai fait confiance aux médecins et je suis partie sereine en sachant que c’était la meilleure chose à faire pour mon bébé.

 

Comment se passe une césarienne ?

Dans mon cas, j’étais partie pour un accouchement voie basse. J’avais déjà une péridurale posée, super bien d’ailleurs. Je sentais TOUT sauf la douleur, mais alors plus aucune douleur. J’ai enfin compris celles qui disaient « on m’a posé la péridurale et j’ai dormi ». Pour le premier je ne sentais plus RIEN en dessous du nombril, mais toujours la douleur…

L’anesthésiste a intensifié la péridurale. Cette fois je ne sentais vraiment plus rien en dessous du nombril.

Plusieurs amies m’ont raconté avoir été dans les vapes à cause de l’anesthésie et regrettent de ne pas avoir pu profiter pleinement de leur accouchement. Une d’entre elle s’est assoupie très vite après ses interventions.(l’une programmée, l’autre pas). De mon côté, avec la journée de contractions (bien douloureuses sur la fin), ajoutées à la morphine de l’après-midi, j’avais toutes les conditions pour sombrer… L’anesthésiste m’a donc mise sous oxygène, pour que je reste bien éveillée et positive. Clairement c’était le BON moment de la journée, je me suis très vite sentie bien, heureuse voire très très positive. Je suis restée très éveillée pendant toute l’opération et surtout après. Ils me l’ont laissé jusqu’au lendemain matin (ça je crois que c’était une faveur de mon pote l’anesthésite). N’hésitez pas à le demander, car comme il a disait si bien, « ça ne fait pas de mal » (avec tous les produits qu’on m’a mis on était plus à ça près !).

Ensuite ils m’ont amenée au bloc. Chéri est resté dans la salle d’à côté, il n’avait pas le droit d’être présent. Ils lui ont dit qu’il avait une bonne demi-heure pour aller prendre un café avant qu’on l’appelle.

Je me souviens de cette lumière blanche, très blanche, vraiment comme dans les films. Ils m’ont installé les bras écartés et bloqués (mode jésus sur sa croix) avec un draps devant mes yeux pour ne pas voir. Il y avait 3/4 personnes : l’anesthésiste de mon côté à me tenir la main, une infirmière, le gynécologue et peut-être une aide-soignante pour récupérer le bébé.

L’intervention a commencé très vite, et tout s’est enchaîné en peu de temps. Je me souviens avoir discuté tranquillement avec l’anesthésiste que j’entendais déjà mon bébé pleurer.

L’aide soignante me l’a portée tout prêt du visage, j’ai pu la sentir, la toucher, l’embrasser quelques instants puis l’a emportée faire les soins.

La fin de l’intervention m’a semblé rapide aussi (effet de l’oxygène ?). J’ai entendu le bruit de l’agrapheuse à la fin… hum. Je me suis vite retrouvée en salle de réveil, toujours très consciente et j’ai pu profiter de mon bébé dans les bras et de mon chéri. Je crois qu’on y reste 2/3h maximum (j’étais pas au top alors j’y suis resté un peu longtemps) puis ils nous monte en chambre.

 

Quelles sont les suites d’une césarienne ?

Pour une césarienne, le séjour est de 5 à 7 jours (contre 3 jours pour un accouchement normal). J’avais une pansement compressif qu’ils ont enlevé le surlendemain pour le remplacer par un pansement classique.

Je ne me suis levée que le surlendemain, soit le 14 novembre au matin avec une césarienne datant du 12 novembre au soir. D’après ce que j’ai lu / entendu, c’est un peu tard… Je pense qu’ils n’ont pas insisté du fait que j’étais bien anémiée et la tête risquait de trop tourner !

Parlons maintenant des sensations.

 

La césarienne ça fait mal ?

L’incision est juste au dessus du pubis (caché par la culotte), pas de quoi s’inquiéter pour la cicatrice externe.

En revanche il faut savoir que plusieurs couches soit incisés à l’intériieur avant d’atteindre bébé, elles sont ensuite recousues une à une avec du fil résorbable. Les abdos quant à eux ne sont pas coupés, ils sont juste étirés.

La première nuit j’étais encore sous l’anesthésie. Puis ils m’ont mis une perf avec le protocole de médicaments (paracétamol et anti-inflammatoires). Couchée, je n’ai pas eu de grosses douleurs, en revanche j’étais complétement limitée dans mes mouvements: impossible de dormir sur le côté par exemple, seul la position allongée sur le dos (donc un peu mal au dos au bout de 24H…je suis chochote 😉 ). C’était pas évident de récupérer bébé dans son berceau non plus.. Il ne faut pas hésiter à appeler les infirmières pour se faire aider. Le premier bain a été donné par chéri mais j’ai pu faire les suivants. J’ai eu une sonde urinaire depuis l’intervention jusqu’au levée. Pas très glamour, mais très pratique, ça fait un bien fou de ne pas aller au toilette en 24H alors que la veille j’y allais toutes les 2 minutes. Pour l’allaitement, le ventre est encore sensible pour poser bébé, les puéricultrices m’ont conseillée la position « rugby », à savoir bébé sur le côté, en boule, face au sein (je vous laisse regarder sur google si ma description ne fait pas l’affaire 😉 ).

Le levé a été assez difficile, dû à l’appréhension, mais aussi à l’anémie et au mini repas que j’avais eu la veille (retour d’anesthésie oblige). Heureusement les infirmières sont adorables et très patientes. Elles m’ont conseillé de relever au max le dossier du lit puis de basculer mon corps sur le côté. Bref le principal est de ne pas solliciter le bas du ventre. Enfin levée, j’ai pu faire ma toilette avant les soins quotidiens de la cicatrice. Je vous épargne la description de ma démarche du lit à la salle de bain par contre ;).

Je suis sortie à J+6 (j’ai insisté) avec encore beaucoup de douleurs et surtout très anémiée (sûrement que ça a dû jouer sur la douleur et mon état global). Sachez que la plupart des femmes autours de moi sont sorties quasi sans douleurs, ou n’avait plus mal au pire à J+15. De mon côté ça bien mis 5 semaines…. Au bout de 6 semaines j’ai toujours mal en fin de journée et c’est toujours gonflé. Quand au sport, ils faut bien compter 3/4 mois pour se remettre à une activité douce (piscine).

Dès le retour à la maison, il faut compter sur son entourage, sa famille, ses amis et surtout son amoureux pour prendre le relais sur tout. Je suis restée couchée longtemps et je ne pouvais rien faire. Moralement c’était dur de se dire que je ne pouvais pas aller balader bébé en landau (heureusement qu’il faisait un temps de chiotte !). Il faut compter 15 jours de grand repos et un bon mois sans porter autre chose que son bébé.

Je n’ai qu’un gros bémol sur la prise en charge de l’allaitement. Je n’ai pas pu avoir bébé au sein dans les minutes qui ont suivies l’accouchement (normal). J’ai appris plus tard (sur la feuille de suivie) qu’ils lui avaient donné un biberon de 20ml dès la naissance.  Ils n’ont pas voulu non plus me la laisser la nuit. J’ai insisté légèrement mais j’étais tellement naze que j’ai pas eu la force. Je ne l’ai mise au sein que le lendemain matin, après une nuit de bib. On entend beaucoup de choses contradictoires à ce sujet. certains disent qu’un bibi peut tuer un allaitement, et d’autres (dont les puéricultrices de la cliniques) disent qu’un bébé ne peut pas prendre de mauvaises habitudes en si peu de temps. Ce que je sais c’est que ma puce avait bon appétit, et elle n’a pas compris pourquoi elle devait têter dans la vide (pour lancer la lactation) le lendemain, et ça a été difficile de lui faire prendre correctement. Si bien qu’entre ça et la fatigue, j’ai lâchée, je voulais qu’elle mange à sa faim et qu’elle n’ait pas de frustration. Je n’ai aucun regret mis à part le fait que je n’ai pas trop aimé les usages de la maternité. A noter que j’avais rempli deux fois leur questionnaire d’entrée, précisant bien que je souhaitais allaiter… Bref, n’hésitez pas à le rappeler au personnel et insister pour ne pas qu’ils donnent de biberons si vous voulez allaiter. On insiste jamais assez apparemment 😉

Après coup, je confirme que l’expérience de la césarienne est vraiment différente d’une femme à une autre. Celles qui l’ont eu programmée semble se remettre plus vite aussi: elles s’y sont préparée et surtout arrivent reposées.

Je valide aussi que le fait d’avoir son bébé en bonne santé dans les bras est le plus puissant des remèdes. Et pour celles qui devront y passer, rassurez-vous, je fais pas partie des mieux loties et pourtant j’ai toujours envie d’un 3ème, par césarienne ou pas 😉

J’ai retrouvé cette photo du chéri siestant en mode « non chérie je ne veux pas prendre ton lit ». Résultat j’ai terminé quand même sur le fauteuil et lui il dort vraiment ! Le pire c’est que je n’avais même pas encore accouché…

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