Mon expérience de la Production Médicale Assistée

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Après ma réflexion d’hier, et toujours motivée par la lecture des femmes en parcours PMA, j’ai eu envie de vous raconter mon parcours de 3 ans, qui se termine par une réussite, puis deux réussites… En espérant donner tout plein d’espoirs à celles qui attendent un petit bout vienne se loger dans leur bidou 😉

Voici donc mon histoire :

– septembre 2008 : chéri arrive à me convaincre d’arrêter la pilule. Je ne sais pas trop si je suis prête mais bon on laissera faire la narure 😉
– plus aucun cycle, plus de règles, plus rien… J’enchaîne les tests de grossesse négatifs, je ne comprends pas.
– décembre : progestérone pour provoquer les règles. Ca marche au premier cycle puis plus rien.
– début 2009 : on commence les cycles avec Clomid + Progesterone mais difficile de surveiller car je ne vis pas en France
– Juillet 2009 : ma gyneco me confirme que j’ai des ovaires polykistiques (kystes aux obaires). Ce n’est pas très grave, plutôt courant est dû à l’arrêt de mes cycles : les ovules n’arrivent pas à maturation et stagnent dans mes ovaires (enfin c’est ce que j’ai compris de ses dessins et explications 😉 ). Elle me propose de faire un régime pour diabétique. Pour elle et pour certaines etudes, éviter le pic glycémique permettrait de régler le problème.
– jusqu’à fin 2009 : régime à fond, plus de sucre du tout, beaucoup de protéines et on pèse tous les aliments. Je m’assèche et j’ai bien la ligne du coup 😉 Par contre aucune règle à l’horizon…
– début 2010 : je laisse tomber le régime, trouve un chouette boulot et décide de mettre tout ça en pause un moment.
– mi 2010 : je rencontre une gynéco française à Barcelone. On retente le combiné clomid / progestérone sans succès. Elle m’oriente vers le service PMA de l’hôpital del mar.
– Aout 2010 : je rencontre une équipe géniale et on commence le traitement de Ménopur. Je me fais les injections moi-même, c’est fou comme on peut-être forte et courageuse quand on veut un enfant. Moi qui suis incapable de regarder l’infirmière me piquer pour une prise de sang… A chaque cycle, l’ovulation est provoquée par une injection d’Ovitrelle.
Je réagis bien voire trop bien. Les médecins ont du mal à doser la médication, j’ai parfois droit à des doubles doses de Ménopur. A chaque cycle, j’ai peur d’avoir trop d’ovules matures, ce qui empêcherait l’insémination artificielle (risque de grossesse multiple).
– Juin 2011 – bilan de l’année : deux inséminations, deux échecs ainsi que trois cycles perdus car trop d’ovules. Je suis crevée, j’en ai marre de vivre tout ça seule, d’inventer des excuses au boulot pour me rendre aux rdv hebdomadaires de PMA. J’ai l’impression que mon patron croit que je passe des entretiens ailleurs, bref je lui en parle et ça me libère d’un poids.
– Juillet 2011 – Encore un cycle avec trop d’ovules. Je craque et demande une FIV, seul moyen de ne pas « perdre ce çycle » et d’éviter la grossesse multiple.
– 8 juillet 2011 – ponction de cinq ovules sous anesthésie générale
– 9, 10 juillet 2011 – Attente hyper stressante des coups de fils du service pour connaitre l’évolution des embryons.
– 11 juillet – bilan: trois ovules au top, deux bons. On prévoit la réimplantation le jour même. Un ? Deux ? Je préfère n’en mettre qu’un pour cette première FIV. On choisit de congeler les quatre autres.
– 20 juillet – je suis un peu malade, j’en peux plus d’attendre. J’achète un test urinaire en rentrant du travail que je garde jusqu’au petit matin (bien sûr je n’ai pas dormi).
-21juillet 5h du matin – test positif , je n’y crois pas, j’appelle de suite chéri en déplacement pour lui annoncer. C’est le bonheur total, rien que de me dire que je peux « techniquement » être enceinte. Bien sûr j’ai peur de la fausse couche mais, au fond de moi, je suis rassurée, un bébé peut trouver sa place dans mon bidou.

=> une jolie Miss choufleur pointe son nez le 28 mars à 19h. On est enfin parents 🙂

j’ai le droit à un mini retour de couche mais toujours aucun cycle. Personne ne sait vraiment pourquoi…

Nouvelle envie bébé en janvier 2013.

La grossesse pour ce deuxième bébé aura été plus simple, tant d’un point de vu médical que psychologique. Avec déjà une si jolie princesse à la maison, je ne pouvais que prendre la vie du bon côté….

– Rendez-vous avec le même gynéco. Comme j’ai déjà des embryons congelés j’ai le droit à un traitement plus léger pour préparer mon uterus: seulement deux patchs à poser sur la peau tous les deux jours.

– Contrôle au 14 ème jour. Mon utérus est prêt. Le transfert est prévu le 14ème jour puis repos de 48h.

– 6 mars 2013: test de grossesse positif et bébé prévu pour mi-novembre 🙂

J’ai eu la chance de vouloir un enfant jeune, et de me rendre compte rapidement que j’avais un souci même si je ne connais toujours pas la cause. J’ai pris le temps d’essayer beaucoup de méthodes douces avant de me tourner vers la PMA (homéopathie, régime, naturopathie, acupuncture et même guerisseur). Rien n’a jamais marché…

Quand je me suis lancée dans la PMA, j’ai été prise en charge par des médecins formidables et rassurants en qui j’ai de suite eu confiance. Se sentir bien avec le personnel est ultra important car le côté psychologique joue beaucoup. J’ai d’ailleurs une amie qui a eu plusieurs échecs de FIV dans une clinique publique, puis qui a décidé de se tourner vers une privée, non prise en charge. Ca lui a couté plus cher certes mais a été beaucoup plus rapide et le premier essai fût le bon.

Le plus difficile selon moi dans tous ces problèmes de fertilité, c’est de ne pas savoir, ne pas savoir ce que l’on a et devoir passer par des pseudos étapes (clomid puis IAC puis FIV sans parler des étapes intermédiaires avec les tests de dosages). Ne pas savoir si on portera un jour un enfant, ne pas savoir de quoi l’on souffre et à chaque fois attendre…

Bonne chance à toutes les filles qui suivent ces traitements. N’hésitez pas à partager vos expériences et questions en commentaires.

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11 réflexions au sujet de « Mon expérience de la Production Médicale Assistée »

    • C’est bizarre mais une fois qu’on y arrive, on relativise presque… Un peu comme les douleurs de l’accouchement. On ne pense qu’au résultat et on se dit que ça valait bien le coup 😉

  1. 10 ans de PMA, 30 IAC, une FIV (même pas à l’origine de la naissance de mon fils), 25 Fc et des années plus tard, je pense toujours à celles qui doivent se battre pour connaitre le bonheur d’être maman comme je le suis.
    Courage à toutes.

    • Waoouuu quel parcours… Ça a dû être si difficile… Mais tu as (on a) la chance d’avoir réussis. C’est le plus beau des cadeaux. J’y pense aussi très souvent, d’où mon billet. Merci pour ton commentaire.

  2. Mon parcours est 10 IAC . Prochaine étape, FIV à la mi novembre. Je vais essayer l’acupuncture, mais je ne sais pas à quelle fréquence ?. Je suis très nerveuse…. J’ai 32 ans , je me demande bien le pourcentage de réussite? Cela fait du bien de lire ton témoignage. Merci

    • OOoooh je ne sais que trop bien ce que tu vis. Saches que les IAC n’ont pas marché pour moi non plus et que la FIV a marché du premier coup, il faut y croire ! Pour l’acupuncture de mémoire j’avais fait un traitement régulier pour voir si j’arrivais à relancer la machine + un traitement pour accompagner la FIV. Ce dernier c’était une ou deux séance avant la ponction et surtout une séance juste après le transfert pour favoriser la nidation. Pour le pourcentage de réussite, j’ai en tête 50% de réussite pour une FIV si moins de 25 ans. Ce doit surement baisser en fonction de l’âge mais 32 ans reste très jeune donc je ne me fais pas de souci pour toi. Je croise les doigts !

  3. Le plus dur c est l attente oui… J ai la chance d avoir 2 beaux enfants, arrivés naturellement, mais maintenant deux ans d attente ( même plus ) une coleliocopie et un rêve de petit dernier en pointillés … Comment as tu fait pour faire des fivs alors que tu étais en expat? Combien de temps es tu rentrée ? ( bon ok j arrête et je sors —) )

    • Je les ai faits avant de partir en expat… Mais c’est tout à fait gérable à distance. Mon médecin le fait pour beaucoup de femmes en France, avec un suivi par email !!! Moi je rêve d’un petit troisième naturellement, mais tu l’auras avant moi j’en suis sûre 🙂

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