Les nuits de bébés ou les insomnies des mamans

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Mon premier geste du matin ? Aie…. bon j’assume, je me lance : regarder mon compte twitter et prendre des news des nuits de mamans hibous, un peu celle que j’étais il y a un an déjà. Qui j’étais ? Une maman heureuse, comblée mais fatiguée, le genre de maman cernée, épuisée, à cran, et souvent déprimée. La journée: une momie vivante rêvant de son lit. La nuit: un robot enchaînant les cycles biberons / couches et couches / biberons.

Ce que j’avais envie de dire aujourd’hui, c’est que, chaque fois que je vous lis, je me souviens de ces moments. J’avais l’impression que la fin ne viendrait jamais, que je pouvais désormais dire adieu aux nuits complètes. Et pourtant elle vient ! Oui oui !

Au final, j’ai eu de la chance, car miss choufleur a fait ses nuits à deux mois et dort très bien depuis. Alors même si tous les enfants sont différents, et que nous avons essayé des milliards de techniques, voici celles auxquelles je crois :

– Au début j’avais bébé dans ma chambre, près de mon lit, j’aimais la regarder dormir, et je me réveillais à chacun de ses soupirs (on ne m’avait pas dit qu’un nouveau né faisait tant de bruit !). Au bout de deux semaines, j’ai mis son berceau dans la chambre d’à côté et c’était mieux pour tout le monde.

– Plusieurs fois, chéri m’a dit d’attendre 5 / 10 minutes avant d’aller chercher bébé la nuit. Ca peut paraître court mais pour moi c’était une éternité, j’avais l’impression qu’on m’arrachait le coeur de l’entendre. Mais il avait raison, plusieurs fois elle s’est rendormie entre 1H et 3H de plus.

– Je rebondis sur ma remarque précédente: l’importance du chéri dont on ne parle pas assez. Même si on allaite ou qu’on gère seule les nuits, savoir son amoureux pas loin, à l’écoute, et près de soi quand on revient, c’est primordial. J’admire sincèrement les mamans célibataires. Personnellement j’ai vécu les deux. Mon mari est parti pour le travail, le bébé avait 3 semaines, il est revenu, elle avait 1 mois et demi. Durant cette période, je me suis sentie faible et démunie. Quand il est revenu, elle a fait ses nuits au bout de deux semaines.

– Faut-il réveiller bébé pour le dernier biberon / tété ? Chacun son avis sur la question. De mon côté je pense que oui. C’est une façon de régler l’enfant sur le rythme des parents. Si elle ne se réveillait pas naturellement, j’attendais le moment où j’allais au lit pour lui donner son dernier repas.

– Lorsque bébé se réveille la nuit, garder un maximum l’obscurité, ne pas parler, chuchoter si besoin. J’avais acheté une petite veilleuse Béaba qui m’a bien aidée.

– Certains disent qu’il faut que les siestes soient faites dans le jour, pour bien leur montrer la différence jour / nuit. J’ai suivi cette préconisation à la lettre au début, peut-être à l’excès d’ailleurs. Bébé avait du mal à s’endormir. J’ai vite laissé tombé pour l’obscurité pendant les siestes. Je suis donc plutôt contre cette théorie, le jour oui, mais très léger.

– Abuser des dodos en poussette ou voiture n’est pas bon. En tant que citadine, j’ai vite succombé à mon amie la poussette. Je dirais même MA sauveuse. Bébé fatigué ? Hop on part en poussette et sommeil garanti en moins de 5 minutes ! Sauf que… dès que je m’arrêtais, bébé se réveillait. Au final, je pense qu’elle s’est habituée à dormir dans le mouvement, en étant berçée. J’en venais presque à redouter les jours de pluie, de devoir l’endormir sans poussette (les bras ça n’a jamais marché!). Puis, à bout de force, avec mal aux pieds après avoir fait 8 tours de la ville, j’ai testé de la laisser à la maison, tranquille. Elle passait de long moments dans sa nacelle dans une pièce, à regarder le plafond, oscillant entre réveil calme et sommeil, elle ne pleurait pas. A partir de là j’ai privilégié le confort de la maison et évité de sortir trop longtemps en ville. Je pense que ça a été benéfique.

– Ce n’est pas parce que bébé dort beaucoup la journée qu’il ne dormira pas la nuit. J’ai même parfois eu l’impression du contraire.

– Utiliser le bien connu rituel du dodo. Chez nous c’est : changement de couche, on commence à chuchoter, câlin dans la pénombre, mise au lit, doudou 1, doudou 2 et « bonne nuit, à demain ».

– Et peut-être le plus important (pas forcément le plus facile) : avoir une maman reposée, heureuse, détendue et patiente.

Voilà, je n’aspire pas à avoir la science infuse sur le sommeil des bébés (ça se saurait hein) mais ce sont mes petits trucs de jeunes mamans que vous pouvez tenter 🙂

Et vous, quels sont vos trucs pour le sommeil de bébé ?

3 thoughts on “Les nuits de bébés ou les insomnies des mamans

  1. Le rituel a beaucoup marché ici aussi. Pendant 4 mois les nuits ont été anarchiques puis bébé a commencé a trouver seul son sommeil, après le fameux rituel.

    Je pense que l’important c’est de beaucoup rassuré. Qu’il ne se sente pas perdu la nuit. L’angoisse amène l’angoisse. Ça devient vite un cercle vicieux.

    • Bien dit. Et je rajouterais même qu’une maman angoissée = un bébé angoissé aussi. Comme tu dis l’angoisse amène l’angoisse donc. Ma puce s’est calmée quand je me suis détendu et que papa est revenu comme par hasard !

  2. Pingback: [J'ai testé] Le doudou Kaloo | Talons Hauts...et Petits Pots

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