Le pédiatre, mon ami

La semaine dernière, on avait rendez-vous chez le pédiatre pour les derniers vaccins de miss choufleur avant le départ en Afrique. J’avais 20 000 questions, et vu que je n’avais rien noté, ben j’en ai posé 4!

Il faut dire que ce pédiatre est vraiment cool, il prend le temps de répondre aux questions et à l’air passionné par la petite enfance, dépassant ainsi largement le cadre « médical ». Avoir un bon pédiatre est vraiment important pour son premier enfant. Je me rappelle du premier pédiatre (en France) qui m’a suivi après la naissance de ma fille, elle n’avait vraiment pas les mots et je ressortais en pleurs à chaque visite… Bref.

Je voulais donc partager mes questions et surtout les réponses du pédiatre car je ne pense pas être la seule à avoir ces interrogations 😉

1) Ma fille de 10 mois dit « Maman » depuis quelques semaines, à coup de « mamamaman », fait-elle bien le rapport entre « maman » et moi-même ?

Je me rappelle de cette phrase « Vous et votre mari êtes les personnes qui subvenaient à ses besoins depuis la naissance. Elle en a conscience » (en résumé donc elle nous aime parce qu’on lui donne à manger à lui change la couche..). Et il ne m’a pas voulu me confirmer qu’elle comprenait que j’étais « Maman ». Du coup mes chevilles en ont pris un coup ! Depuis, j’essaie de lui expliquer et de répondre à chaque fois qu’elle dit « Maman » et j’ai l’impression qu’elle fait progressivement le lien.

2) Comme tous les bébés, elle adore les fils électriques, les prises, bref les trucs dangereux. Quand j’essaie de lui dire « non » elle me regarde en souriant et y va de plus belle. Comprend-t-elle le sens du « non » ? (Juste histoire de savoir si ma fille est une chipie ou non !)

Encore une fois il ne m’a pas vraiment répondu mais il m’a donné quelques conseils intéressants. Au delà du « non », l’enfant ne comprends pas bien : pourquoi pourrait-on nous le faire et pas lui ? Il est important de lui faire comprendre que c’est pas un « non » pour un « non » mais que cela part d’un bon sentiment, celui de le protéger et de vouloir son bien. Et cette technique vaut pour tout.

Deux exemples :

– A table, votre enfant prend un couteau, plutôt que de lui dire « non tu ne peux pas, ce n’est pas pour toi« , il faudrait lui dire « les couteaux sont dangereux et peuvent faire mal« . Il faudrait lui piquer légèrement le doigt avec pour qu’il comprenne que le couteau fait effectivement mal.

– A la plage, il veut aller dans la mer seul. Même technique, plutôt que de lui dire « non tu n’as pas le droit« , accompagnez le près de l’eau et expliquez lui que la mer peut-être dangereuse pour lui et que vous ne voudriez pas qu’il lui arrive quelque chose. Si il persiste, accompagnez-le et laissez-le expérimenter la dangerosité des vagues, quitte à ce qu’il boive la tasse puis dites lui « tu vois, maman avais raison« .

Nous avons fait le point sur les vaccins et précautions nécessaires pour l’Afrique :

  • Le pallu

Il n’existe pas de vaccins contre le pallu, mais un traitement à prendre tout le temps où l’on est exposé au risque. Compte tenu du fait qu’on part pour une période indéterminé, nous avons décidé de ne pas prendre le traitement (et le bébé non plus). Je ne suis pas fan des médicaments donc je préfère privilégier la prévention, soit de l’anti-moustique. Le pédiatre a validé notre choix.

  • La rage

Le vaccin contre la rage est régulièrement fait aux bébés qui partent à l’étranger, d’autant si ils marchent et que le pays est susceptible d’avoir des chiens errants. Il faut aller dans des centres de vaccination spécialisé. Il faut savoir que c’est une maladie à incubation longue, ce qui veut dire qu’une fois mordue, si on se rend compte que le chien avait la rage, on peut vacciner dans les jours qui suivent et le vaccin sera immédiatement efficace.

  • La fièvre jaune

Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire pour entrer au Gabon. Nous avons donc fait ce vaccin tous les trois dans un centre spécialisé. Au final, ce sera le seul vaccin non présent dans le cahier de vaccination d’un enfant européen.

Au final chaque couple fait ses choix pour ses enfants, en fonction de leurs convictions personnels et des conseils des personnes compétentes. Le développement de la compréhension de l’enfant et les problématiques d’éducation m’intéressent de plus en plus, je pense m’acheter quelques livres sur le sujet avant le départ. Si vous avez des conseils je suis preneuse 🙂

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Une réflexion au sujet de « Le pédiatre, mon ami »

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